pour le jeudi en poésie, un poème de mon fils Julien 8 ans :
bel arbre
Tu es trop joli
Regarde donc tes feuilles
Tu es tellement joyeux
Aur evoir grand arbre
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| Mai 2012 | ||||||||||
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pour le jeudi en poésie, un poème de mon fils Julien 8 ans :
bel arbre
Tu es trop joli
Regarde donc tes feuilles
Tu es tellement joyeux
Aur evoir grand arbre
sous l'horizon gris
un demi soleil rouge
comme un clin d'oeil lent
dans le ciel cuivré
d'autres avions nous suivent
lentes cicatrices
dès ce matin, flottant dans l'air, moustiques et moucherons, à l'abri des mésanges, hirondelles, et martinets. Pour l'instant.
flottant dans l'air
morceaux de fleurs et abeilles
avant la chaleur
aujourd'hui partout je les croise, graines de pissenlit, samares, et d'autres encore, graines, morceaux d'étoupe flottant dans l'air, au gré des sautes de vent, suspendus à une tige et un parachute de fortune
jusqu'au wagon dans lequel nous attendons, debout, arrêtés à chaque gare, arrêtés bientôt entre chaque gare, dans une chaleur étouffante, malgré nos habits légers, craignant l'effort qui amènera la première goutte
ruisselant le long du dos, sous le menton, dans le cou, les cheveux bientôt humides, les auréoles
alors tous ensemble nous restons là, immobiles, suivant des yeux ce morceau de coton qui dans l'air chaud flotte d'une baie à une imposte, du plafond à une épaule, entre deux eaux, entre deux airs,
dansant pour nous danseurs statufiés par la chaleur volant d'haleine en courant de convection, planant au-dessus, virant entre, chutant parfois, tombant enfin
jusqu'au prochain mouvement du train, qui nous arrache presque à nos appuis, nos assurances, nos barres de maintien, d'aluminium trempé de notre sueur et gras de nos empreintes
secoué, remis en mouvement, volant encore, planant encore
ce morceau, cette graine, ce moustique, notre légèreté qui flotte au-dessus de nos corps trop lourds
entre deux airs encore
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les pâquerettes
les fruits verts du tilleul
le vent du matin
flottant sur l'eau
en tas sur le chemin
les fleurs tombées
même sans vent
elles tombent en pluie
les fleurs désséchées
Parfois, revenir de Roissy en taxi est un plus grand voyage que celui dont on revient
Le ciel d'été, en début de soirée, est encore lumineux, les traces des avions si nombreuses ici, lui dessinent des poutres,
le monde est un bateau, au-delà de ces poutres, aperçoit-on les voiles ?
Si proche, un toit à portée de doigts
Dans les entrelacs de nuages la lumière fait des passages en dentelle, les déforme jusqu'à leur insuffler des formes, et les rayons du soleil couchant les colorent de teintes allant du rouge au jaune
dans le nuage
l'avion en approche
comme une étoile
puis vient l'autoroute, les rubans gris et blancs, les arbres trop rares, les murs et les rambardes, qui eux aussi s'égayent dans le crépuscule
talus d'autoroute
des massifs de jonquilles
tiges désséchées
enfin rentré, courir dans le jardin pour profiter du dernier rayon du soleil qui passe le coin de l'immeuble d'à côté, avant de plonger dans la nuit
dernier rayon
tombant sur une fleur
du rhododendron