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  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:50
J'ai compté que, ces jours-ci où les saisons hésitent, où le froid du matin nous fait mettre des manteaux que nous regrettons amèrement pendant les fins d'après-midi torrides, j'ai le privilège de prendre plusieurs bains de diverses température, oui le voyage en transport en commun est une vraie cure de thalasso ; il faut dire que je prends trois trains pour rentrer chez moi, comme quoi tous les privilèges ne sont pas hérités sans effort, parfois il faut se battre pour les mériter.

Un quart d'heure suffit à la ligne 13 pour me mettre en nage, mais il faut dire qu'elle n'y va pas de main morte, je ne pense pas que les célébrités qui nous dit-on doivent vivre cloîtrées pour échapper à leurs admirateurs soient taillés pour le bain de foule que je prends tous les soirs.

A la sortie de la ligne 13, je suis chaud ; chaud bouillant même. Mais la climatisation du train de la ligne 14 transforme ma sueur en gouttes glacées qui me coulent dans les yeux et ruissellent le long de ma nuque. Lentement. Je ne suis pas très grand, mais j'ai l'impression que leur trajet est interminable, à ces gouttes de sueur froide.

Vient le moment chéri entre tous où, sortant de la ligne 14 je me dirige à grandes enjambées vers le RER A. Là, sur le quai, je peux enfin retrouver mon état normal, histoire de me préparer à rentrer dans le grand bain. Car le RER A, le soir, ce n'est pas seulement un moyen de transport, c'est bien plus qu'un voyage, c'est une immersion totale dans l'odeur et la vie de nombreux franciliens, qui comme moi ont fait le choix de renoncer à leur confort et à leur intimité le temps trop court d'un trajet en train.

Et à tous les amoureux de la garbure et de la ratatouille qui savent dire, le troisième jour, que c'est encore meilleur réchauffé, je peux garantir, preuve à l'appui, que la sueur et la garbure n'ont rien de commun.

l'habitué du train
sait les yeux fermés trouver
la barre de maintien

dans le tunnel
la bâche plissée se donne
des grands airs de dune

engins alignés
devant une immense fresque
on les dirait peints

Puis il faut s'arracher à cette ambiance torride ; les pieds sur le seuil de porte, c'est à regret qu'on se lance sur le quai immense, voyant dans le miroir de coin la foule déjà des fourmis qui s'entasse à l'entrée de l'escalier, tout là bas.

baissant le volume
les pas des sortants résonnent
comme une pluie fine

la lune d'été
en nuage blanc pâle
s'est déguisée

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Published by Moog - dans architectes
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