Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Moog
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 12:26
Ce matin, départ en famille vers un site de cueillette proche de la maison, pour aller faire le plein de fruits et de légumes et reconnecter nos ames de petits parisiens avec les réalités de la vie et la nature.  Dès notre arrivée, perception de la brouette et hop, le grand déjà tout fier la fait rouler dans l'allée jusqu'au premier arrêt : les tomates.

Bien sûr, des dizaines de personnes sont déjà passées ce matin, et les tomates apparentes sont soit vertes, soit d"un orange pâle, mais derrière les feuilles, au coeur des plants, des tomates écarlates attendent celui qui, patient, est venu les chercher.

sous les feuilles vertes
se cachent les plus rouges
des tomates

La brouette chargée d'une barquette de tomates déjà commence à s'alourdir, nous allons à la rencontre des poireaux qui sous leurs dehors chevelus cachent une fleur impressionnante, sphérique et ressemblant à s'y méprendre à une pelote d'épingles géante, au bout d'une tige longue et mince qui n'arrive pas à la maintenir (link vers un article sympa avec de belles photos sur le blog "un fil sur la toile"). Pour mon fils, c'est une deuxième épreuve de force qui commence, contre un poireau de mauvaise volonté.

de toutes ses forces
il tire sur le poireau
oh ! cheveux terreux !

Plus tard, après la chasse au concombre et la sélection des oignons parmi la foule qui se sèche au soleil, nous allons, les deux garçons et moi, affronter les carottes. Tatata.

Les carottes sous leur feuilles douces et tendres cachent un caractère des plus casaniers. En ces temps de fin d'été on ne peut même plus les tirer par les cheveux, c'est dire. Après quelques victoires faciles contre des petites carottes tout juste assez grandes pour impressionner les petits pois, les trois hommes forts que nous sommes décidons d'avoir le dernier mot et de gagner la bataille contre un groupe d'irréductibles carottes que, contrairement à Samson, la perte de leur chevelure n'a rendu que plus teigneuses. Duel au soleil.

De mes doigts creusant
la terre dure et si sèche
autour des carottes

Après des efforts acharnés leus têtes émergent enfin de deux centimètres à peine. Croyant la victoire acquise je m'empresse de rappeler mes enfants qui, doutant certainement de l'issue du duel, s'étaient éloignés dans le champ pour tenter leur chance contre d'autres groupes isolés de carottes. Mais mes doigts glissent sur ces têtes narquoises et l'énervement me gagnant, je me plante l'ongle du pouce dans une carotte. Douleur.

carotte enterrée
mais encore bien vivante
juste sous mon ongle

Près de renoncer, battu par une carotte, je saisis la mauvaise tête à deux mains, et victoire ! Tel Hercule je l'arrache au sol ! Pour les autres carottes du groupe privées de leur chef, c'est la débandade. Toutes finissent dans notre sac sous les assauts de six mains sans pitié.

Revenant vers la voiture, mon fils conclut : avec les carottes, c'est dur de se battre.


Partager cet article

Repost 0
Published by Moog - dans architectes
commenter cet article

commentaires

marlou 30/08/2009 17:45

Bien conté avec un humour magnifique...
Bravo pour cette victoire !

Moog 30/08/2009 23:24


;-) j'aurais peut-être du prendre une photo, je devais avoir l'air malin avec ma carotte dans la main et mon rire sardonique au milieu des vergers...