Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Moog
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:34
Hier, partis en balade avec ma femme autour du métro Belleville, dans un quartier où je n'étais pas revenu depuis des années. Déception de ne plus trouver cette âme maghrébine qui en faisait la couleur, aujourd'hui à en croire les enseignes, Belleville est passée du nord de l'afrique à l'est de l'asie.

Redescendant la rue sous un soleil de plomb, à contrejour nous ne croisons que des silhouettes. Sensation surprenante d'aller presque à l'aveuglette en croisant des ombres, les yeux du trottoir gris et fixe à l'horizon immédiat en surbrillance, en permanence, font des allers-retours, comme en rêve.

Détour par le colonel Fabien où le siège du parti communiste a cessé d'être moderne, enfin, et renoncé à son statut encombrant de parpaing noir vitré pour devenir une partie intégrante, de façon presque surprenante, du paysage. Histoire de nacre?

Puis, plutôt que d'aller aux Buttes Chaumont tout proche, nous montons la raide volée de marches qui part à l'assaut de la butte Bergeyre. Là, un petit paté de maisons aux rues pavées et fleuries, de buglias et de roses trémières à même le trottoir parfois, aux allures de village, prend le frais dans le calme des dernières heures de jour.

Passées les premières allées d'immeubles de brique et de maisonnettes, c'est d'un coup au détour de la rue Lardennois la beauté d'un demi soleil rouge grenadine qui vole la vedette à la butte Montmartre, ici visible comme sur une carte postale, tandis qu'à nos pieds serpente une petite vigne. A l'ouest une grosse demi-lune jaune semble pendue au ciel. Magique.

du soleil couchant
les dernières lueurs
si rouges !

Redescendant de la butte, les yeux encore remplis des derniers instants du coucher de soleil, de marche en marche s'estompe la lumière de cette butte hors du temps, tandis que monte, de plus en plus forte, la rumeur des voitures dans l'avenue Simon Bolivar. Et celle de la mer, ici toute proche.

Partager cet article

Repost 0
Published by Moog - dans haiku etc
commenter cet article

commentaires