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  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 19:01

ah, ce moment juste après la pluie en été...

c'est comme de traverser juste après le passage d'une voiture dans une rue déserte, d'entendre dans son dos son moteur qui s'éloigne et se perd dans le bruit de fond de la ville

au bout des branches du sapin, au coeur des feuilles de la glycine, des gouttes perlent encore...mais le chat du coin de la rue parade en haut de la palissade déjà sèche

apres la pluie

le premier bourdon

dans l'altéa blanc

les escargots sont de sortie, sur les murs et les trottoirs. Ce bruit sec sous mes pas, ce n'est pas une branche.

dans le ciel, les nuages joufflus s'affrontent, dessinent comme les gestes d'un chef d'orchestre tracés dans une épaisse fumée, tandis que les oiseaux a nouveau volent en formation, là haut

partout se voient les traces de la vague de chaleur qui est passée cette semaine : prunus écrasés et séchés au sol, altéas plissés, feuilles roussie et écorce dure des marronniers. Derrière l'odeur de la pluie récente on sent encore celles de la poussière sèche et du métal brulant

au 22 bis, l'acces à la maison est étroit comme un couloir, une piste de gravier entre deux murs de briques qui s'écaillent. les fleurs qui y poussent y sont plus sauvages, roses tremieres, ruthbergas presque carbonisés

le vent porte par instants le tonnerre comme une rumeur lointaine, qu'on pourrait presque attribuer à ces avions qui traversent le ciel au dessus des immeubles,

comme après le passage d'une vague, le son crachotant de l'eau qui se retire en caressant les galets

le craquettement des jeunes pies

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 15:30

Hier soir, à l'opéra comique, j'ai été voir Raoul, de James Thierrée, presque en urgence...

J'ai du prendre un taxi pour couvrir les 500 derniers mètres entre Auber et Richelieu-Drouot car la ligne 9 était à l'article de la mort

Le chauffeur nous a piloté jusque là dans le temps imparti (10 mn), se faufilant comme un guépard obèse au travers des carrefours et des files chaotiques de voitures, tandis qu'environ dix mille fois, je me répétais que si je le ratais, je l'aurais bien cherché...

sur la place boieldieu, deux files d'attente s'agitaient pour rentrer, comme des tentacules desespérés, tandis que dans le vestibule, le plus grand désordre régnait :)

et puis, une fois assis, sous la roue de la grande salle, en face de la scène ou de grandes voiles blanches pendues en travers d'un assemblage de tubes figuraient comme un bateau échoué...le silence s'est fait

et ce spectacle...ce spectacle était incroyable.

on peut parler de performance, de pantomime, de mime, de danse, des magnifiques animaux animés qui viennent visiter ce naufragé qu'est Raoul s'il l'est bien, ces moments de joie ou il dompte ses pieds comme un dresseur un cheval de cirque, les incursions d'une musique collage, la vie propre des objets, toute la palette des émotions qui traverse sa vie solitaire qui s'ouvre peu à peu, les spectateurs venant personnifier ses états intérieurs perturbés, l'univers graphique qui mele avec bonheur la bd, le manga et le bazar d'un antiquaire ferrailleur...

tout ça est vrai mais ca ne traduit pas à quel point Raoul est réussi. En fait la seule facon c'est d'y aller, de faire son Raoul et de s'exposer à cette rencontre merveilleuse.

Guillaume

Je reproduis ici, pris au site de la billetterie de la fnac, la présentation que James Thierrée lui meme faisait du spectacle lors de sa création en 2009 :

"Bonjour,bonsoir,
Je voudrais aujourd'hui sur cette page ne pas vous raconter l'histoire de Raoul. Me permettez-vous?
J'aimerais plutôt, lorque le temps viendra, un soir de préférence, vous exprimer mon envie de danser librement, de trembler pour parler, d'abattre les murs, de voler au secours, faire grincer les cordes arides, galoper mes bras et jambes, dormir debout bien allongé, rencontrer les bêtes infréquentables, engueuler la belle musique, libérer l'étoile, gifler mes mauvaises pensées. BREF, j'aimerais, le moment venu, partager?? ce moment venu. Avec vous, simplement. Etes-vous d'accord ?
Je voudrais ce soir-là vous laisser êtres en ombre, dans vos sièges indépendants, et projeter comme un vent cinglant sur vos visages mon décor fragile (malgré ses airs robustes), ses poulies, ses contrepoids, projecteurs, système de largage, accessoires cabossés et autres textiles amalgamés.
Me suivez-vous?
J'espère observer au travers de votre présence la lente métamorphose de ce prénom qui a pris la tête de mon navire dédentaire sous la forme d'un titre. Ce serait un spectacle où la solitude aurait pour miroir l'abondance et la foule, et où cette foule cacherait au sein des frragments singuliers dont elle est composée des désirs fous de liberté, de rencontre et d'évasion. Tout cela en retour reflété sur un :…
C'est un peu compliqué j'en conviens. Il faudra que tout cela se précise dans votre tête un soir, et non dans la mienne, et que ce sentiment précis n'ait pas de nom, afin que vous puissiez lui en inventer un.
Vous êtes toujours là ?
Bon, le rendez-vous est pris, et le moment venu, ni vous ni moi n'en possédera la clef.
C'est l'essentiel.
Car je ne contrôle rééllement rien.
Mais réellement rien ne nous c
ontrôle.
Je l'espère… "

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:42

j'approche...je le sens...

ces gouttes de pluie tombées à travers l'imposte, quand, assis dans le train qui me ramene a la maison, je m'absorbe dans mon téléphone

j'aurais presque pu les compter une à une, et soudain le bruit du roulement, presque la mer, et l'odeur des arbres tout proches

et la lumière partout, cette lumière étrange des pluies d'été, quand le ciel est partagé, divisé, taché de lumière

quand on peut voir la pluie tomber sur l'horizon à grandes aires grises qu'on croirait dessinées, que l'odeur qui remonte des rues soudain trempées a plus à voir avec celle de la plage et du sable mouillé

hésitant entre suivre mes pensées et suivre cette chanson fredonnée par les escaliers mécaniques, les morceaux de papier pliés, la scie des gouttes qui tombe, qu'on écoute depuis l'auvent de la gare en hésitant à s'aventurer

et puis je plonge, me frayant un chemin au travers des gouttes qui chantent, et collent bientot ma chemise à ma peau, dans cette chanson au gout saumatre qui tombe et rebondit

et bientôt tout a disparu ou plutot tout est là, l'odeur des marronniers leur tronc imbibé leurs feuilles ruisselantes de pluie, le merle qui s'abrite, les tâches dans le ciel qu'on appelle nuages les gouttes qui sonnent sur les velux de la residence

tout est là maintenant la lumière presque l'océan

les marronniers sentent

si bon

le bruit de la pluie

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 21:25

Dès la sortie de la maison, happé par l'odeur entêtante du chèvrefeuille qui chaque année recolonise discrètement la palissade et de là, hasarde un grappin au milieu des thuyas.

Passé le portail, marcher dans la rue scandée par les marronniers immenses dont les fruits sont déjà visibles, tandis qu'au travers des grilles de chaque maison s'échappent quelques fleurs, jasmin étoilé, roses, altéas...

Marchant comme on vole, légèrement, porté par mon coeur ivre de ces odeurs, de ces chants, les yeux suivant les notes qui s'enchaînent, reconnaissant soudain sur un fil électrique, une branche, une grille, l'oiseau qui les chante. Parfois surpris, cherchant un timbre clair et fort, de le trouver si petit.

quelque part dans l'orme

craquettement de la pie

et de ses petits

Tout s'envole ou presque, dans tous les sens, sans plan de vol, merles voletant entre le sol et les premières branches, les corbeaux planant en hauteur, les pies perchées sur les antennes, les mésanges entre les barreaux. Jusqu'au bourdon affairé que je croise et qui ne veut pas s'écarter. Tant à faire...

Dans le train, bercé par les sons, le balancement du train sur ses essieux, le bruit des caoutchoucs qui s'entrechoquent, le sifflement des freins, le grondement des moteurs, la scie de l'air extérieur au travers des fenêtres ouvertes.

Et les voix presque inaudibles, chuintant, chuchotant, la musique s'échappant des casques, la chanson toujours recommencée des portes, soupir de l'air qui s'échappe, bruits métalliques des vantaux qui glissent et se cognent, son strident de l'alarme...

Et soudain le silence, tout autour, comme un coton immense sur lequel tous ces bruits et ces chants se posent, flottent, s'étendent, le silence planant comme un grand oiseau blanc entre les mots les bruits les chocs, tout autour...

Et l'air chaud qui reste à cette heure matinale, comme s'il n'était jamais parti, riant des fenêtres et des portes ouvertes et du tunnel moite et tiède qui sent le champignon, tout autour

ça y est, c'est l'été

il fait déjà chaud

les portes du train claquent

le silence frais

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 21:18

Je le sentais arriver depuis l'an dernier où j'y avais goûté par l'intermédiaire d'amis, le reiki est entré dans ma vie le week-end dernier avec l'initiation au niveau 1

Je ne vais pas ici faire un exposé sur le sujet il y a déjà largement assez de matériau sur le net, voici le lien wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Reiki

et celui du site de Sandrine qui m'a initié et que je remercie ici:

http://www.energie-amour.com/

Après le tai chi, la méditation de pleine conscience et la réflexologie, c'est comme une nouvelle couleur qui arrive à son tour dans ma vie sur cette route que j'appelle la voie du coeur et que j'ai brièvement présentée dans le premier article de cette catégorie.

Et cette couleur est chaleur, douceur, écoute de l'autre et harmonie.

C'est étrange. La méditation enseigne à accepter les émotions et les états d'âmes comme ils viennent, nous apprend aussi à reconnaitre et mettre des noms sur tous ces états intérieurs, là où, dans mon cas du moins, les premiers à se manifester ont été plutôt la peur, la colère, la honte, l'angoisse ou la culpabilité.

Et depuis cette initiation, que je revisite chaque matin dans le cadre de l'autotraitement, je rencontre et reconnais en moi spontanément des états positifs fugitifs mais indéniablement présents. Serais-je en train d'apprendre à être heureux ?

Ce n'est pas juste l'oubli de soi-même qui s'installe quand perdu dans la contemplation du sourire merveilleux d'une fleur un espace s'ouvre en soi de silence et de joie. C'est une sensation douce de connection avec toutes les autres formes de vie et de présence.

Ce lien, cette corde qui nous relie tous, le reiki nous éveille et nous apprend à le sentir en nous quand, ouverts, nous acceptons de transmettre à l'autre ce qu'en son absence nous ressentons à peine.

Et cet autre n'est plus ni étranger ni menaçant, on le connait directement sans passer par aucun jugement, son coeur nous parle, nous fait entendre sa voix.

Toutes ces années à apprendre par coeur des textes, et je n'avais jamais réalisé le sens profond de connaitre par le coeur.

Qu'elle est belle, cette voix

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:55

Sur le chemin de la gare, croiser pétales et fleurs tombées. Géraniums roses, corolles de pavots. Feuilles de marronniers. Souviens-toi d'être là.

sur une cheminée proche, le chant d'une pie, soudain. Tandis que les pigeons ramassent encore des branchages, les petites pies, déjà, volent.

sur le toit

la petite pie déjà

porte l'habit

Dans la gare, la salle d'échanges, les néons zébrant le plafond d'un noir incertain. Sur le bord du quai, baigner dans une bulle de lumière, et le soleil immense que ne cachent pas les arbres voisins.

Baisser les yeux, voir sur le rail lisse les rayons dessiner un petit soleil en réduction, poursuivre vers l'horizon jusqu'au train qui s'approche. Et puis les yeux fermés, voir s'estomper par vagues la trace laissée par ces rails sur le fond orange intérieur. D'abord identique, puis en négatif. Puis juste un écho, et puis plus rien

soleil du matin

le chant frais des oiseaux

derrière mes yeux

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:27

Sorti ce matin dans le jardin, attire par un ciel de contrastes. Un nuage gris, comme un traversin qu'on aurait collé sur les nuages blancs de juin. A sa limite, les rayons du soleil, filtres, dessinent un paysage de dunes diaphanes

nuage gris

étalé au couteau

pret a éclater

Quelques instant après, le vent secoue rageusement les branches du charme, feuilles et débris volent en sifflant, la lumière a décliné. La pluie survient d un coup, gouttes tambourinant avec urgence sur les volets. Je rentre dans la maison, les pieds nus couverts de terre et de branchettes.

La voiture garée devant chez mes amies, je profite de l avance pour aller cueillir une nèfle sur une branche qui dépasse dans la rue d' a côté. Elle est déjà jaune orange mais pas encore sucrée

premiere nefle

cueillie sous la pluie d ete

au goût d'orage

Roule et tourbillonne

En forme de scie la feuille

D'orme tombée

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 13:34
C est un sujet un peu décalé par rapport au thème initial de ce blog mais j ai envie de le partager. Mettre des mots dessus m aide a formaliser ce qui reste presque essentiellement du ressenti. J en ferai une catégorie a part :)

L'épée, c est l élément métal, la décision qui tranche, l arme qui pare et riposte.

La coupe c est plutôt le cœur, les sentiments

Je me souviens d un conte de fées dans le quel le bon Henri, ami du prince jeté en prison, se faisait barder le cœur de trois anneaux de métal pour ne plus l'entendre pleurer. A la fin du conte, le prince libéré, un bruit énorme faisait sursauter l entourage du prince et de la princesse. C étaient les anneaux de métal du bon Henri qui se brisaient sous l effet de son bonheur retrouve.

Dans ma vie passée, j ai été longtemps sous le signe de l épée. Apprendre le nom des choses, avoir une opinion sur tout, se juger et juger les autres. Je n écoutais pas mon corps, mes émotions, mes sentiments. Encore aujourd hui je ressens parfois la présence de cette armure que je me suis construite, qui est collée a mon corps par deux attaches aux cervicales et aux lombaires, et qui m empêche de respirer pleinement.

Je marche sur une route que j 'appelle la voie du cœur. Pour une fois, le nom ne vient pas d un livre que j aurais lu pour mieux programmer le changement, pour mieux m en servir comme d une propagande, pour mieux contrôler moi même et les autres. Je cherche simplement a écouter mon cœur et a entendre sa voix. Je l entends battre quand je mets ma tête sous l eau dans mon bain, quand je cours, quand je suis ému. Je recherche sa voix que je n écoutais plus, pris que j étais dans les discours du mental aux échos métalliques.

Poser les mains sur le tronc d un arbre, être face a face à une fleur ou a un animal sauvage, accueillir mes émotions, autant d occasions d approfondir le contact avec cette vie en moi qui bat et qui rit.

Bien loin des punitions du jugement dernier, j imagine qu a ma mort, en passant la porte, on me demandera de poser mon épée avec les autres, et de vider le contenu de ma coupe dans une vasque grande comme la mer.

Et je crois que l amour ne meurt jamais. Que l on continue a aimer ceux qui nous blessent même loin d eux, même protégés par une armure de métal. Que ces instants heureux restent dans la coupe que nous portons au travers de la vie comme un trésor qui augmente de tout ce que l'on a partage

Je vous en reparlerai
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 21:45
Trois ans plus tard il revint.
Et se retrouva dans les mots publies alors a l'aveuglette...

Il y a longtemps j'ai commence ce blog. Écrire était un rêve qui devenait soudain facile. Être un poète...
Et puis je ne sais pas trop pourquoi, la lassitude peut être devant l accumulation de toutes ces journées passées a envoyer ces articles, le manque d'inspiration, ou le début d une tristesse qui s est prolongée...

Je reviens chez moi :)

Je ne promets pas le meilleur ici. Juste un partage d émotions, de ressenti, et de quelques mots pour nous connecter un instant.

Bienvenue
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 13:30

un éclair !

les vagues encerclent

les îles d'automne

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