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  • Moog
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:06

Pour vous amis croqueurs, 3 haikus de Natsume Sôseki, (1865 - 1915) :

 

la lampe éteinte

les étoiles fraîches

se glissent par la fenêtre

 

sur la montagne en herbes

on lâche les chevaux

dans le ciel d'automne

 

le froid le froid -

l'eau bleuit

le ciel se rétrécit

 

bonne soirée

 

Moog

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:01

 

  
Pour terminer la (petite) série sur les dessins animés musicaux, je vous ai déniché un autre monument de Mickey dédié à la musique. Je vous recommande aussi, dans un style un peu plus champêtre, la Fanfare et  la symphonie d'une cour de ferme.
Pas grand rapport avec les magnolias de Douai me direz-vous. Aucun autre que le haiku composé ce soir en rentrant.

 

flottant dans l'air

la parfum du magnolia
du bout de la rue
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 17:21

Je suis fan de dessins animés en général,  et parmi eux, des dessins animés musicaux. En voici un autre de Walt disney, "le vieux moulin". Il fait partie de la série "silly symphony", une suite de courts métrages associés à une musique.

 

Ces courts métrages ne sont pas comme dans Fantasia ou Fantasia 2000 conçus comme des images musicales, mais on y trouve de véritables perles, et notamment les premiers essais de couleur ou d"effets spéciaux utilisés plus tard dans les grands classiques. 

 

Le lien ci-dessous vous emmènera sur la page wikipédia dédiée à cette série, dont une anthologie a été récemment rééditée par Disney sur un double DVD.

 

vieil étang

les joncs couchés par le vent

de l'orage

 

Nb : dans la série des vieux étangs, bien sûr, rien de mieux que Basho ou Issa, mais faites-vous plaisir en allant lire l'article "bashotage" de Phil Quinta (la lune et le cyprès, lien sur mon blog)

 

link

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 20:54

 

 

dimanche matin

autour des cerisiers

dansent les abeilles

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 13:07

 

Le printemps se déploie comme une contagion, il migre comme une aquarelle sur tout ce qui nous entoure, rehaussant de pigments renouvelés l'ensemble des couleurs,

 

le bleu des geais, le jaune des forsythias, le rouge des feuilles de vigne vierge et des branches et goumands de rosiers, mais surtout le vert, omniprésent, dans toutes les teintes et les nuances

 

tandis qu'affairés, les oiseaux, volant de ci de là une branche dans le bec, petits branchages glanés au sol ou pris à un arbre voisin,sont tout à la construction de leur nid

 

le corbeau

pour son nid une branche

grande comme lui

 

la merlette

laisse au sol la branchette

trop lourde

 

la mésange

qui visitait la haie

où est-elle ?

 

c'est comme un souffle vert qui atteint arbres et buissons, des reflets d'émeraude sur le plumage renouvelé du corbeau

 

un souffle qui teinte la pelouse, touffes d'herbe jaillies en quelques jours avec les centaines de paquerettes, qui donne du relief aux buissons épineux dont on peut pour l'instant distinguer les générations de feuilles

 

un signal qui se passe des jonquilles aux gueules de loup, crié par les tulipes, écrit sur les feuilles immenses et plates des iris, quand chaque arbre est une tour de guet

 

comme un chant porteur d'autant d'échos qu'il y a de feuilles, de brins, de branches, et de fruits verts déjà présents aux branches des néfliers

 

des marronniers

les feuilles chaque jour

nénuphars

 

le rhododendron

ses feuilles encore fermées

si vertes

 

pâles et poilues

les feuilles de l'année

les néfles vertes

 

le tilleul

tout au bout de ses branches

comme des doigts verts

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:46

après l'éclosion des premières fleurs, crocus, jonquilles et camélias

 

les oiseaux affairés se poursuivent dans les branches nues du tilleul, comme des députés montant à la tribune,

 

les voix des enfants jouant dans les jardins à nouveau par dessus les clôtures

 

si perçantes

 

le soleil de l'après-midi soudain est devenu si chaud

 

si brillant

 

les yeux plissés au sol sous un ciel éclatant

 

marchant dans la rue aux façades si blanches

 

tandis que sur les branches

 

se déploient lentement les feuilles, et les fleurs sortant de leur gangue

 

comme des femmes sortant du bain

 

___

 

changement d'habits

soudain le long des murs

les hirondelles

 

au réveil

partageant ma couette avec

le ciel bleu

 

 

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 21:40

ça y est. Les marronniers de la rue ne sont plus des squelettes secouant dans le vent leurs branches chargées de pluie

 

et c'est un plaisir de voir de ces boutons cramoisis sortir des feuilles, lentement, comme une chenille de son cocon, corolles blanches et vertes qui peu à peu enflent et se déploient, voiles

 

tandis que les cerisiers du japon sont déjà couverts de fleurs blanches ou roses, que partout de partout surgissent feuilles comme des fleurs, et fleurs comme des feuilles

 

et leurs couleurs soulignent le plumage abîmé, noir strié de bruns et de gris passés au sortir de l'hiver, des merles et corbeaux

 

qui préparent en secret leurs nouveaux habits pour le Nouveau Parler

 

les marronniers

leurs jeunes feuilles

se déploient

 

les yeux de mon fils boudeurs

sous sa frange coupée

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 21:06

chagall-bride.jpg

 

2 tableaux de Chagall évoquant une mariée. Même thème, et pourtant quelle différence entre l'une, pâle et dont le voile se confond presque avec la blancheur du ciel nuageux, sa couronnes de fleurs d'oranger à peine suggérée, ses yeux baissés sur son éventail, et l'autre vétue de rouge, marchant dans la nuit un bouquet à la main, aux côtés de créatures oniriques, poisson dansant, un bouc jouant du violoncelle, ombres tendres...

chagall-marc-la-mariee-3600256.jpg

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 21:04

Pour CatieChris et leur invitation sur la piste aux étoiles, voici un poème de Victor Hugo tiré des Châtiments, "Stella"

 

 

Je m'étais endormi la nuit près de la grève.
Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve,
J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin.
Elle resplendissait au fond du ciel lointain
Dans une blancheur molle, infinie et charmante.
Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente.
L'astre éclatant changeait la nuée en duvet.
C'était une clarté qui pensait, qui vivait ;
Elle apaisait l'écueil où la vague déferle ;
On croyait voir une âme à travers une perle.
Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain,
Le ciel s'illuminait d'un sourire divin.
La lueur argentait le haut du mât qui penche ;
Le navire était noir, mais la voile était blanche ;
Des goélands debout sur un escarpement,
Attentifs, contemplaient l'étoile gravement
Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle;
L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle,
Et, rugissant tout bas, la regardait briller,
Et semblait avoir peur de la faire envoler.
Un ineffable amour emplissait l'étendue.
L'herbe verte à ses pieds frissonnait éperdue,
Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur
Qui s'éveillait me dit : C'est l'étoile ma sœur.
Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile,
J'entendis une voix qui venait de l'étoile
Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord.
Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort.
J'ai lui sur le Sina, j'ai lui sur le Taygète ;
Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette,
Comme avec une fronde, au front noir de la nuit.
Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit.
O nations ! je suis la Poésie ardente.
J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante.
Le lion Océan est amoureux de moi.
J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi !
Penseurs, esprits ! montez sur la tour, sentinelles !
Paupières, ouvrez-vous ! allumez-vous, prunelles !
Terre, émeus le sillon ; vie, éveille le bruit ;
Debout, vous qui dormez ; car celui qui me suit,
Car celui qui m'envoie en avant la première,
C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière !

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 20:25

dans le vent

la porte qui grince

le chant du coucou

 

la mésange

dans la haie de troène

visite

 

l'hortensia

tiges et bourgeons

une mésange

 

sous la haie

le merle fouille la terre

du bec

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