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  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:46

jardin à minuit

du bouleau les branches nues

prune

 

ce marronnier

la même touffe hirsute

elle me manque

 

pluie verglaçante

les pies ramènent leur queue

près du tronc

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 00:28

de retour après deux jours à Stockholm où j'ai retrouvé mon ami l'hiver dans ses habits de neige, en échange d'une paire de chaussures qui avait connu des jours meilleurs, traversant la nuit pour rentrer chez moi à bord d'un amical taxi, qui n'a plus que trois mois à faire, le temps passe vite

 

j'ai pensé à l'automne qui, lui aussi, voit la quille arriver et a certainement en tête ses vacances bien méritées en afrique du sud

 

alors j'ai regardé, juste pour vérifier, s'il avait quand même un peu gardé la tête à ce qu'il avait à faire

 

j'ai noté les branches nues trahissant les cimes des arbres, et celles qui sont devenues apparentes au travers des feuillages dégarnis

 

j'ai noté les baies de plus en plus rares dans les buissons, et les feuilles entassées au sol et au pied des arbres en petits tas bien nets

 

j'ai noté l'absence de feuilles sur l'ensemble des marronniers de la rue, et les tiges prêtes à tomber

 

j'ai noté la disparition graduelle des couleurs, les flaques d'eau omniprésentes, les glycines racornies laissant pendre des haricots sombres

 

et je dirais que l'automne a fait honnêtement son travail de tombeur de feuilles, de mangeur de baies et de souffleur de bise, qu'il a mérité ses vacances, mais que je tiens à ce qu'il continue à dépouiller les restes du printemps et de l'été, à en remplir les caniveaux, les poubelles, les haies

 

car il faut faire place nette pour l'hiver

 

la mi novembre

aux branches du marronnier 

comme des racines

 

 

la mi-novembre

poussant le portail de fer pour

faire entrer l'hiver

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 19:07

tout le long du chemin vers la gare, les feuilles mortes sur le trottoir, suivant un motif de frise, allant de ci de là vers la gauche, puis la droite, par vagues

 

et dans ces vagues de feuilles agglomérées, chacune reste entière, comme les notes sur une portée ; c'est une gigantesque partition pour orgue de barbarie, faite de bitume et les feuilles, mais on chercherait vainement l'instrument

 

et ces notes pourtant fredonnent une mélodie que l'on pourrait entendre, du coin de l'oreille, si l'on savait du silence et du relief, des couleurs et des positions de ces feuilles entendre les chants conjugués, déchiffrer les clefs

 

aujourd'hui premiers retours négatifs des éditeurs, feuilles typographiées, presque volantes, dans leur formules consacrées ; votre manuscrit vous attend, pour le récupérer envoyez nous une enveloppe timbrée, une feuille pour récupérer d'autres feuilles

 

Je préfère les feuilles mortes, qui tombent, et se perdent, et se retrouvent, ensemble, sur le trottoir, pour un dernier choeur, avant de partir

 

oui je préfère les feuilles mortes

 

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:44

Vacances-de-Paques-2010-103.JPG

 

tempêtes de mai

dans l'écume seulement

le bout du pied

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 10:01

mountain_3_470x470.jpg

 

 

voiles dans la brume

sur la colline une maison veille

tout autour de ses vieux murs de pierre

au travers du défilé

souffle le vent

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 21:08

l'automne est une saison sonore.

 

Aux chocs secs des bogues de marrons chutant sur le trottoir, aux chuintements plus ou moins humides des feuilles mortes glissant, rapeuses ou détrempées, sur le trottoir, au chant si doux des dernières sautes de vent avant les premières rafales, répond le timbre des gouttes encore légères, petites cimbales avant le tambour de la première pluie battante...

 

et sur la ligne qui surplombe le trottoir, étirant ses torsades de cable noir comme un long, si long réglisse, les longues queues des bouvreuils dessinent comme un ballet, comme ils tournent et se retournent...un ballet de torsions, un ballet de robinets et de plumes, dansant, virant...

 

j'aimerais tant revoir cet été que je n'ai pas vu passer, ramener les fruits sur les arbres, et les altéas que j'ai croisé sans presque y penser, et les boutons charnus des roses trémières...

 

mais dans les buissons luisent les baies rouges et orangées de l'automne, sur les ormes déjà s'étirent de longues lignes de feuilles jaunes et blanches, comme des guirlandes, ou des cheveux blancs qui jour après jour, dans les feuillages, tracent le temps qui passe...

 

et sur la pelouse, et dans la rue, s'entassent comme on se rassemble, des groupes de feuilles mortes fripées, séches et colorées, attendant de s'envoler à nouveau, en arabesques chuintantes...

 

l'automne chante sa chanson de chutes, de poils, de cheveux et de feuilles, sur un fond de vent dans les arbres, passant par les trous du feuillage, et qui n'en finit plus de siffler

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 19:28
Branle-bas de combat cette nuit, le petit tousse et mouche, et au matin avec ma femme nous convoquons la cellule de crise pour faire face à cette situation terrible, qu'auparavant par inconscience nous avions traité, il faut bien le dire, par dessus la jambe.

Nous faisions même partie, j'ai presque honte de le dire maintenant, des parents indignes qui non contents de ne pas amener systématiquement l'enfant chez le médecin, non contents de lui administrer nous même des remèdes que nous avions honteusement stockés dans notre armoire à pharmacie, amenions même parfois l'enfant dehors, voire  pire, à l'école, sans prendre conscience du crime de hâte pandémie que nous commettions. Fous que nous étions.

Ces jours honteux sont derrière nous maintenant grâce à la courageuse campagne de communication du ministère de la grippe qui a su, sans prendre de gants, amener  la population toute entière à réévaluer les incroyables risques que prennent ceux qui sortent de chez eux en hiver.

Louons donc cette campagne magnifiquement lancée et maîtrisée, qui a su en ces temps de crise redonner du tonus aux salles d'attente désertées, regonfler les chiffres d'affaires de nos grandes entreprises nationales du secteur pharmaceutique comme de nos pharmacies de quartier, et ramener les mères de famille à la maison pour garder leurs enfants qu'un simple rhume suffit désormais à exclure de l'école. Quand leur classe ne ferme pas pour une semaine. Pour notre santé à tous.





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