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  • Moog
  • En mode (re)découverte de cet équilibre qui m'est propre. J'aime chanter, le tai chi, lire, écrire, rire...apporter du bien être aux autres et profiter du quotidien.
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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 20:41

hier soir étant un peu pressé je vous ai mis la version originale de Kubla Khan, en voici une traduction trouvée ici (link) qui me plait bien:

 

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A Xanadu, Kubilaï Khan fit Eriger un fastueux palais de félicité : A l'endroit où Alphée, la rivière sacrée, se jetait A travers des cavernes, insondables à l'homme, Dans une mer sans soleil. Deux fois cinq miles de terres fertiles Furent ceinturées de murs et de tours: Et c'étaient des jardins éclairés par des ruisseaux sinueux, Où s'épanouissait un arbre porteur d'encens; Et, en ce lieu, résidaient des forêts aussi anciennes que les collines, Enveloppant des taches ensoleillées de verdure.

 

Voyez, ce romantique et profond gouffre, ouvert Au flanc de la verte colline, sous l'ombrage des cèdres! Un lieu sauvage! Comme sacré et enchanté, Qui jamais, sous une lune déclinante, ne fut hanté Par les pleurs d'une femme pour l'amour de son démon! Et de ce gouffre, avec un bouillonnant tumulte, Comme si cette terre, dans des halètements raides et rapides, respirait, Une puissante fontaine, par instant, jaillissait: Parmi la ruée du flot intermittent, D'énormes fragments sautaient comme rebondit la grêle, Ou comme le grain sec sous le fléau d'une batteuse: Et parmi ces rochers dansant pour toujours et à jamais Par instant jaillissait la rivière sacrée. Décrivant sur cinq miles de fantastiques méandres A travers bois et vallon, la rivière sacrée se jetait, Puis rejoignait les cavernes insondables à l'homme, Et s'écoulait en tumulte dans l'océan sans vie: Et parmi ce tumulte, Kubilaï entendit au loin Des voix ancestrales prophétisant la guerre.

 

L'ombre du palais de félicité Flottait à mi-chemin sur les vagues; Là où l'on entendait les rumeurs confondues De la fontaine et des grottes. C'était un miracle d'un rare dessein, Un palais de félicité ensoleillé avec des grottes de glace!

 

Une demoiselle avec un tympanon Dans une vision m'apparut: C'était une fille d'Abyssinie, Et sur son tympanon elle jouait, En chantant le Mont Abora. Si pouvaient revivre en moi Sa symphonie et sa chanson, Je serais gagné d'un délice tellement profond, Qu'avec une musique grave et longue, Je pourrais bâtir ce palais dans les airs, Ce palais ensoleillé! Ces cavernes de glace! Et tous ceux qui entendent pourraient les voir ici, Et tous pourraient crier: Attention! Attention! Ses yeux foudroyants, ses cheveux flottants! Tissez un cercle autour de lui trois fois, Et fermez vos yeux avec une terreur sacrée, Car il s'est nourri d'une rosée de miel, Et s'est abreuvé du lait du Paradis.

 

_________________

 

merci à Emphyrio pour la traduction

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commentaires

quinta 05/02/2011 18:09


Très beau texte, proche dans l'esprit du cantique des cantiques...

Merci Guillaume

Phil


Moog 05/02/2011 21:59



de rien, Phil, c'est une tradition des croqueurs de mots d'offrir une poésie le jeudi, et c'est un vrai plaisir de faire découvrir ses poèmes préférés aux autres (en dehors des haikus qui nous
sont communs :D)



marlou 05/02/2011 10:48


Cela ouvre bien d'horizons...
MErci Moog pour ce partage.


Moog 05/02/2011 21:59



merci à toi pour ton passage marlou



Nounedeb 05/02/2011 08:18


Merci pour la traduction, Moog. Il est essentiel de lire la poésie dans sa langue native, mais quand on n'en est pas capable, comme moi, c'est bien d'avoir les deux versions.


Moog 05/02/2011 22:00



oui, je me suis rendu compte après coup qu'en version originale, il n'était pas très accessible, d'autant que l'anglais en est un peu ancien